Bien qu’ancrées localement, les apicultrices partagent une vision globale : construire des moyens de subsistance durables grâce à l’apiculture.
Dans cette optique, l’UNESCO et Guerlain ont réuni des apicultrices rwandaises et européennes afin qu’elles partagent leurs expériences et leurs bonnes pratiques.
Ce type d’échange est conçu autour de besoins communs et d’espèces d’abeilles comparables. Ici, les femmes européennes et rwandaises travaillent avec l’espèce indigène Apis mellifera, ce qui rend cette collaboration particulièrement concrète et enrichissante pour les deux parties.
Entre inspections de ruches et ateliers pratiques
Dans les ruchers, les Rwandaises ont perfectionné leurs techniques de manipulation des ruches et évalué la santé des colonies. Après trois jours passés sur le terrain, un enseignement s’est particulièrement distingué : apprendre à « lire la ruche ».
Ivana Kovacevic, spécialiste slovène de l’élevage de reines, a fait la démonstration d’une méthode étape par étape : une légère bouffée de fumée, puis l’écoute. « Quand les abeilles bourdonnent plus fort, c’est le moment d’ajouter de la fumée », a-t-elle expliqué, montrant comment le bon timing et la sollicitation de tous les sens facilitent l’interaction avec des milliers d’insectes bourdonnants.











