Découvrez Naomi Koinase, jeune militante masaï tanzanienne et membre du Réseau des jeunes et des étudiants pour l’ODD 4, hébergé par l’UNESCO.
Elle est la fondatrice de la Fondation communautaire masaï OMOM, qui soutient les enfants issus de communautés marginalisées rencontrant des difficultés d’accès à l’éducation.
Enseigner dans une langue que les élèves comprennent.
« Je suis née et j’ai grandi dans une communauté masaï où le maa, notre langue maternelle, est bien plus qu’une langue : c’est notre identité et notre sentiment d’appartenance. »
Le maa est parlé par environ 1,5 million de personnes dans le sud du Kenya et le nord de la Tanzanie.
En grandissant, Naomi a constaté de visu les conséquences d’un système éducatif qui ne prend pas en compte les langues et les cultures des enfants.
Mon parcours scolaire n’a pas été facile et, comme beaucoup d’enfants masaï, surtout les filles, j’ai grandi dans un système où notre langue et notre culture étaient rarement représentées en classe, ce qui rendait l’apprentissage intimidant. C’est ce qui a forgé mon engagement à faire en sorte que les enfants de ma communauté puissent accéder à l’éducation sans perdre leur identité.
Son expérience est partagée par de nombreux enfants autochtones à travers le monde. À l’échelle mondiale, 40 % de la population n’a pas accès à une éducation dans une langue qu’elle parle ou comprend.










